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1 866 APPELLE (1 866 277-3553), ligne provinciale en prévention du suicide 24 / 7

Le Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec (RCPSQ) s’est donné comme mandat de sensibiliser la population à la problématique du suicide. La présente section contient des statistiques et autres renseignements pertinents sur ce phénomène complexe.

« Lorsqu’une personne pense au suicide, ce n’est généralement pas son passé qui est remis en question, mais son avenir. Les personnes qui s’enlèvent la vie sont en proie à une grande souffrance psychologique qui affecte leur capacité de jugement. Ces personnes ne sont plus en mesure de percevoir les ressources qui existent autour d’elles pour les aider et n’ont plus espoir que leur situation s’améliorera (Kuo, Gallo et Eaton, 2004 ; Milnes, Owens et Blenkiron, 2002). Elles perçoivent alors le suicide comme un moyen d’arrêter de souffrir. Toutefois, même lorsque la personne pense à mourir, il existe toujours chez elle une ambivalence, une partie qui veut vivre. En diminuant la souffrance des personnes suicidaires, en ranimant leur espoir et en les centrant sur leurs raisons de vivre, il est possible de prévenir le suicide. » 1

Le soutien des membres de l’entourage est le moyen le plus efficace pour aider une personne suicidaire à traverser la crise et à mettre en place des actions qui faciliteront son rétablissement. Aborder la question du suicide avec un être cher peut être difficile. Voici quelques conseils pour y arriver :

Nommer nos inquiétudes à ce proche
Qu’il s’agisse, par exemple, de changements dans ses comportements ou dans ses habitudes de consommation, en disant à un ami ou à un membre de la famille que l’on se fait du souci pour lui, on démontre l’importance qu’il revêt à nos yeux.

Demander, sans détour, à la personne si elle pense au suicide
Plusieurs croient, à tort, que parler du suicide avec un ami ou un membre de leur famille qui les inquiète incitera cette personne à poser un geste suicidaire. Pourtant, en ouvrant la discussion, on lui permet d’exprimer sa souffrance et on lui démontre qu’elle est importante pour nous.

Si la personne songe à se suicider, on doit rapidement vérifier si elle sait comment, où et quand elle passera à l’acte. On peut ensuite éviter de la laisser seule et, si possible, rendre inaccessible le moyen envisagé pour se suicider. À tout moment, on peut mettre la personne en détresse en contact avec le centre de prévention du suicide de sa région.

Faire savoir à la personne qu’elle est importante pour nous et l’amener à parler de ses raisons de vivre
Il arrive qu’une personne suicidaire se sente comme un fardeau pour les membres de son entourage ou ne se croie plus importante pour ceux-ci. C’est pourquoi il est essentiel de lui faire savoir, par des gestes et des mots, qu’elle compte pour nous et que nous voulons qu’elle reste en vie.

Il est possible qu’elle soit déconnectée de ses raisons de vivre. L’inviter à identifier ses qualités et ses valeurs ou à nous parler des personnes et des choses qui comptent pour elle peut aussi être aidant.

Savoir mettre ses limites et oser demander de l’aide
Pour prendre adéquatement soin d’autrui, il faut être capable de prendre soin de soi. Réfléchir à nos limites personnelles et en discuter avec la personne suicidaire est nécessaire. Cela permet de nous accorder des moments de répit et de prendre du recul face à la situation. On est ainsi mieux disposé à soutenir ce proche jusqu’à ce qu’il se sente mieux.

Si on est dépassé par les événements, on peut demander le soutien d’une autre personne en qui on a confiance ou joindre le centre de prévention du suicide de notre région.

Une sentinelle est un adulte susceptible d’être en contact avec des individus suicidaires par son travail, ses activités bénévoles, la place qu’il occupe dans son milieu ou pour sa qualité d’écoute. Les sentinelles sont formées pour être capables de reconnaître une personne suicidaire, d’établir le contact avec elle et de la diriger vers les ressources d’aide de son territoire. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Vivre un deuil n’est jamais facile. Lorsqu’il s’agit d’un deuil par suicide, la douleur et le chagrin peuvent être accompagnés d’incompréhension, de colère ou d’un sentiment de culpabilité. Du soutien est disponible pour traverser cette difficile épreuve. Les centres de prévention du suicide ont développé au fil des ans différents services s’adressant aux personnes endeuillées par suicide. Pour connaître les services offerts dans votre région, joignez votre centre de prévention du suicide.

  • Au Québec :
    • En 2015, 1 150 personnes se sont enlevé la vie, représentant 3 décès par jour ;
    • Les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes à décéder par suicide ;
    • Les hommes âgés de 35 à 64 ans sont les plus nombreux à décéder par suicide.2
  • Contrairement à ce que l’on pourrait penser, parler du suicide avec une personne qui nous inquiète n’incite pas cette dernière à passer à l’acte. Au contraire, en lui demandant si elle pense au suicide, on démontre à cette personne qu’elle est importante pour nous et on ouvre la porte à l’expression de sa souffrance. Pour obtenir des conseils sur la façon d’aborder la question du suicide, joignez le centre de prévention du suicide de votre région ;
  • Les personnes pratiquant certains métiers et professions sont plus sujettes à ressentir de la détresse psychologique. Parmi ces métiers, on retrouve notamment :
    • Les agriculteurs, qui jonglent avec la culture, l’élevage, la santé animale, la mécanique et l’entretien des équipements et bâtiments, l’approvisionnement des stocks, la vente de leurs produits, la gestion des ressources humaines et la comptabilité. Plusieurs doivent contracter d’importantes dettes et tous travaillent sans savoir si les conditions météorologiques nuiront aux résultats de leur dur labeur. Ces conditions favorisent le stress et la détresse ;
    • Les hommes et les femmes pratiquant les métiers de pompiers, d’ambulanciers, de policiers et de répartiteurs des services d’urgence, qui sont quotidiennement exposés à des drames humains. Ces situations difficiles ne sont pas sans laisser de traces et augmentent le risque de développer un trouble de stress post-traumatique.

Chez les personnes pratiquant les métiers identifiés au point précédent, comme chez toutes les autres, le soutien social compte parmi les moyens les plus efficaces pour prévenir le suicide.

Sources 

  1. Table des directeurs généraux des centres de prévention du suicide du Québec, Association québécoise de prévention du suicide (2012). Offre de services des centres de prévention du suicide du Québec.
  2. Levesque, P., Gagné, M., Pelletier, É., Perron, P. A. (2019). La mortalité par suicide au Québec : 1981 à 2016 — Mise à jour 2019. Québec, Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec.
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